Jetée

Jette l’amertume de tes cheveux crades
la joute qui alimente la femme à crack
pour tenir à ses sangles
sans glisser sous ses membres
vissoir à cordes chaudes
vie soir à antre côtes

Jette ennemi de tes six ironies
ajoute ainsi dans ton âme anémie
sises d’effroi
je frôle

Jeté mordu, comme un chien qui rode
jeté manipulé par ses os racrapote

Jeté mais
jeté encore.

Μνημοσύνη

Qui suis-je ? Et pourquoi me suivent-ils tous ? Tout est grand autour de moi . Moi-même je suis étrangement grand. Étrangement. Je ne suis pas d’ici. Je suis d’ici ? Ils sont tous étrangers à moi. Ils ne sont tous qu’un avec moi ils sont un corps. Le parapluie vers le ciel à l’extrémité de mon bras tendu. Et plus à la pointe de moi encore : mon index crispé, droit, sur la structure de métal, qui se dresse vers les plus irrités des dieux. Mon audace.

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Egidia

il y a les rêves qui vous réveillent

les cauchemars ?

Non non

les femmes oniriques

qui attendent à la sortie

elles vous extirpent du sommeil

par leur surprenante énergie

leur odeurs et leur mots

et elles tirent nos paupières vers le monde

quand nous étions dans notre buée ordinaire