persiennes

orJ’aime voir

lorsque tu ne vois plus.


J’aime voir lorsque tes paupières refont le monde

Tout retrouve sa naïveté d’origine

L’effronchement de tes sourcils s’échoue.

La dureté de tes mâchoires devient sourire

quand ton nez est descendu par le soleil

Ce sont de petites bulles d’or

qui s’ouvrent à la faveur des moulures imparfaites

du métal ;

à ta fenêtre ;

dont les lames arrêtent le crépuscule

et dont les arêtes lament le jour à naître

Mais l’aube est récalcitrante et pleine de sa pluie!

Et ta beauté, mon amour,

ta beauté fait l’amour avec elle, malgré toi

dans ton dos !

ton dos qu’elle caresse

mais aussi dans ton cou,

qu’elle embrasse ;

et elle l’engrosse d’autant de charmes

qui naissent sous tes veines

les battements de ton cœur

échos à peine éclos

fuient deux à deux sous mes lèvres

tac tac

Ils n’ont que le présent

tac

quel bruit fait le présent, mon amour ?

« En garde, Français ! »

Tac

Non !

ton cynisme est mort à l’instant.

Car tu dors, mon amour

et tout est beau, du monde,

depuis ton torse renversé.

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