tartines

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Elle y croit dur comme fer

exhibant sous ses plâtres

son obscurité fière

un métal bleuâtre

satelles

plaqué sur son opale

d’âtre froide éclatée

céruléenne et pâle

en lumières, morcelée

 

souriant à moitié

par derrière se défilent

ses vertus solitaires

oubliées et débiles

 

car en dessous sa chair

un chaud sommeil briqué

suit une course obliquée

rêves cuits chèvre et miel

 

ses pommettes allaitantes

deux gouttelettes d’ambre

douces sur sa démence

glissent et jouissent en suspens

 

elle poursuit leurs lueurs

dans sa chambre bizarre

épiant les contours

d’une éclipse d’un soir

 

elle attend son exarque

sans manger sans dormir

elle conspire au bonheur

dans sa cuisante barque

 

puis essuie sa rosée

comme un miroir fondu

du désarroi indu

de son esprit embué

 

tout en déconfiture

le clair de son teint baisse

sa braise givrée bave

son ovale s’affaisse

 

son œil chaviré

déjà a demi clos

l’espoir va décroissant

le soir longe son dos

 

elle part au petit jour

quand soudain il arrive

dans une ombre chinoise

il défait ses valises

 

et elle court après lui

jamais ils ne se croisent

entre matin et nuit

que dans un rayon sage

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